L’utilisation des ressources du contexte de stage dans la planification : quel équilibre viable pour le stagiaire ?

(2019) AREF — Location: Bordeaux (3.July.2019)

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La formation initiale des enseignants prévoit l’organisation de stages pour permettre aux futurs professionnels de développer les compétences nécessaires à l’exercice du métier (Correa Molina, Gervais, & Rittershaussen, 2008) et de révéler leur potentiel dans l’action (Gervais, 2008). Entrer dans un contexte de stage, c’est intégrer une organisation en commençant par la comprendre au niveau de ses règles et de ses habitus (Kearney, 2015) mais également en discernant les spécificités plus micro de la classe et de son fonctionnement. Dès lors, au moment de la planification de l’intervention (Clerc & Martin, 2011), utiliser les ressources du contexte est nécessaire pour que le stagiaire puisse concevoir des apprentissages situés tout en les faisant correspondre à sa personnalité et aux valeurs pédagogiques qui le caractérisent, et ainsi assurer son bien-être enseignant (Goyette, 2017). Si les instituts de formation structurent la phase de planification de rencontres formalisées (contractualisation, observation de terrain, validation des préparations écrites), la gestion du temps de travail, les liens théorie-pratique et les réflexions associées sont laissées à la responsabilité de l’étudiant (Caron & Portelance, 2017). Les occasions d’apprentissage informel social, c’est-à-dire apprendre les uns des autres (De Vos, Beausaert, De Wilde, & Lecot, 2018), sont dès lors nombreuses, or peu d’études se sont penchées sur ce que font réellement les étudiants durant ces moments non cadrés, ni sur la manière dont ils réinvestissent les ressources du contexte. Dès lors, à partir du principe de viabilité fondé, selon Malo (2005), sur trois critères (efficacité, confort et certitude), nous avons voulu comprendre ce qui fait équilibre pour l’étudiant au moment de préparer son stage, autrement dit, ce qui le rend satisfait de son travail. La perspective non déficitaire (Malo, 2005) adoptée permet d’approcher sa perception pour mettre à jour les déterminants de son bien-être. La recherche a été menée en Belgique francophone auprès de six étudiants en dernière année de formation d’instituteur primaire. La démarche qualitative est compréhensive (Van der Maren, 1996) et interprétative (Savoie-Zajc, 2011) car elle vise à comprendre et à donner du sens aux actions des stagiaires. Les données ont été récoltées au moyen de trois outils : une instruction au sosie avant le stage, un journal de bord complété par l’étudiant durant la phase de planification et un entretien semi-directif réalisé après le stage. La triangulation des résultats permet de mettre en évidence les ressources du contexte que l’étudiant perçoit lorsqu’il observe son milieu de stage, celles qu’il utilise pour planifier ses activités et les ingrédients qui lui permettent d’être satisfait de sa planification et ce, à partir de l’équilibre qu’il ressent entre les couts acceptables et les bénéfices qu’il retire des situations vécues. Ainsi, l’apport de la recherche est double. D’une part, elle permet d’appréhender la perception du bien-être de l’étudiant qui prépare son stage, thème encore peu exploré scientifiquement ; d’autre part, elle apporte des informations intéressantes, dans le contexte de refonte de la formation initiale en Belgique francophone (Avis de l’ARES n°2017-17), sur le développement de la compétence de planification.
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Citations

Deprit, A., Van Nieuwenhoven, C., & März, V. (2019). L’utilisation des ressources du contexte de stage dans la planification : quel équilibre viable pour le stagiaire ? AREF, Bordeaux. https://hdl.handle.net/2078.5/236737