Le paradoxe de la modernisation carcérale Ambivalence du bâti et de ses usages au sein de deux prisons belges

(2013) Cultures & Conflits — Vol. 90, p. 95-116 (2013)

Files

2013_CC.pdf
  • Open Access
  • Adobe PDF
  • 578.17 KB

Details

Authors
Abstract
Par la comparaison ethnographique des quotidiens de vie et de travail au sein de deux établissements pénitentiaires belges d’époques différentes, cet article illustre à la fois le paradoxe de la modernisation carcérale, à savoir la préférence des acteurs intra-muros pour les prisons vétustes au détriment des prisons neuves, et l’ambivalence du système carcéral au regard de l’architecture, c’est-à-dire le décalage entre le projet conçu et les pratiques et usages en détention. C’est la matérialité du dispositif – ses murs, ses lieux, sa texture, sa palpabilité... – qui sera questionnée. Le processus de conception des établissements carcéraux suppose l’investissement dans un modèle de société : le choix d’impliquer ou d’exclure, de « normer » ou d’accepter les individus qui composent le corps social. Penser les lieux d’incarcération consiste donc à façonner les manières de traiter les personnes condamnées par la justice pénale à une peine privative de liberté.
Affiliations

Citations

Scheer, D. (2013). Le paradoxe de la modernisation carcérale Ambivalence du bâti et de ses usages au sein de deux prisons belges. Cultures & Conflits, 90, 95-116. https://hdl.handle.net/2078.5/235519 (Original work published 2013)