Que la Bible (surtout l’Ancien Testament) – même sans être lue – soit perçue par beaucoup de nos contemporains comme une littérature violente, est un fait indéniable. Mais qu’en est-il vraiment ? Les moyens modernes d’investigation, notamment informatiques, permettent-ils d’objectiver la présence de cette violence ? Quels types de brutalités se déploient dans le corpus scripturaire et avec quel vocabulaire ? En se basant sur une contribution récente de David J.A. Clines (« The Ubiquitous Language of Violence in the Hebrew Bible », 2020), cet article veut montrer l’utilité, mais aussi l’insuffisance de ces approches quantitatives pour affronter la question de la violence dans la Bible.