(fr) La présente étude traite ainsi de la problématique de la chair à partir de la Trilogie christologique des derniers écrits de Michel Henry. Il s’agit en réalité d’une christologie reprenant les grandes lignes de la phénoménologie matérielle, une phénoménologie qui fonctionne aux antipodes de la phénoménologie dite classique, notamment de celle d’Edmund Husserl et de Martin Heidegger. Elle met en avant l’être de l’ego ou mieux le sujet comme possédant une structure de la subjectivité. Et, c’est à ce niveau que se trouve non seulement la vérité même du christianisme mais aussi celle de la phénoménologie dite matérielle ou idéale. Mais que devient ce corps plein de puissance et de mouvement quand la mort biologique lui arrive ? Pourquoi la putréfaction du corps vivant ? A quoi tient notre vie humaine ? Ces questions sont celles qui sont essentiellement traitées dans cette thèse de manière à trouver un statut phénoménologique au corps vivant à partir de l’Archi-intelligibilité johannique.