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Abstract
Depuis l’automne 2017, période à laquelle elle s’est trouvée propulsée sous le feu des projecteurs, l’écriture inclusive déchaine les passions. Les débats suscités par cet évènement linguistique se sont cristallisés et se trouvent, aujourd’hui, dans un état de paralysie. Nombreux sont les arguments mobilisés par ses détracteurs et détractrices, comme l’illisibilité de l’écriture inclusive, ou encore son inutilité à remplacer un masculin théoriquement générique. Dans la présente étude, nous avons mesuré les effets de certains dispositifs inclusifs – les doublets complets et les doublets abrégés par le point médian – sur la lisibilité textuelle (implicite et explicite) et les représentations mentales. Les résultats révèlent que quel que soit le dispositif linguistique utilisé (masculin, doublet, doublet abrégé), les lectrices et lecteurs s’habituent très vite à la forme utilisée. Les résultats révèlent également que les textes mobilisant les dispositifs inclusifs suscitent davantage de représentations mentales de femmes que les textes rédigés au masculin. Nous discutons ces résultats sous le prisme des débats actuels sur l’écriture inclusive.
Affiliations

Citations

Liénardy, C., Tibblin, J., Gygax, P., & Simon, A.-C. (2024). Écriture inclusive, lisibilité textuelle et représentations mentales. Discours [online], 33. https://doi.org/10.4000/discours.12636 (Original work published 2023)