La mesure de l’effet d’éviction des flexi-jobs

(2024) Revue Belge de Sécurité Sociale — Vol. 65, n° 3, p. 523-537 (2024)

Files

VanderLinden2024rbss-65-3-19-la-mesure-de-l-effet.pdf
  • Open Access
  • Adobe PDF
  • 1.21 MB

Details

Authors
Abstract
Les flexi-jobs sont une des modalités de « flexibilisation à la marge » du marché belge du travail. Par « à la marge », on entend ici que la législation relative aux contrats de travail « standards » ou encore « réguliers » n’est pas modifiée lors de l’introduction du dispositif de flexibilisation. Par cette forme de flexibilisation, les décideurs publics risquent de provoquer un effet d’éviction d’emplois standards. Comme ceux-ci demeurent une référence privilégiée, les décideurs ont certes conçu le dispositif en vue de limiter cet effet1. La capacité réelle à l’éviter totalement peut cependant être mise en doute. Aussi, alors que le dispositif existe depuis 2015 et que les secteurs éligibles se multiplient au fil du temps, il importe de vérifier si cet effet d’éviction se matérialise. Une question se pose alors : quelle(s) méthode(s) adopter pour procéder à cette vérification ? Cette contribution se centre exclusivement sur cette question. Elle ignore dès lors d’autres préoccupations que les flexi-jobs peuvent susciter. Elle ne s’intéresse pas non plus aux bienfaits possibles des flexi-jobs (accroissement des revenus nets des travailleurs, atténuation des pénuries de main d’œuvre, etc.).
Affiliations

Citations

Van der Linden, B. (2024). La mesure de l’effet d’éviction des flexi-jobs. Revue Belge de Sécurité Sociale, 65(3), 523-537. https://hdl.handle.net/2078.5/232554 (Original work published 2024)