Le monde tel qu’il va et le mystère de la foi sont moins incompréhensibles avec la figure du diable que sans elle. En considérant la démesure du mal à l’aune de l’histoire récente, le christianisme ne peut se passer de la figure du diable s’il souhaite véritablement parler du monde tel qu’il va. la théologie a une autre bonne raison de ne pas s’en tenir à un discours « démythologisé » sur le mal originel qui évacuerait la figure du diable : le Nouveau Testament, indissociable de la tradition liturgique et théologique ultérieure, lui réserve une place trop considérable pour qu’elle puisse tout à fait la passer sous silence.
Bourgine, B. (2015). Le Diable a-t-il un avenir? In bourgine benoit, famerée joseph, scolas paul (ed.), En finir avec le Diable ? https://hdl.handle.net/2078.5/230357