Une famille qui fait ‘suer’ : problèmes d’analyse des néologismes médiévaux sudoral, sudorable, resudation et desudation

Goyens, Michèle;Scezel, Céline;Van Goethem, Kristel
(2017) Le français en diachronie. Dépendances syntaxiques, Morphosyntaxe verbale, Grammaticalisation — ISBN: [9783034325134], 371-403, published

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LesnéologismesmédicauxauMoyenAgeetleursort.pdf
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Authors
  • Goyens, MichèleKatholieke Universiteit Leuven
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  • Scezel, CélineKatholieke Universiteit Leuven
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Abstract
La formation de la terminologie médicale savante en français remonte au 13e, mais surtout au 14e siècle, lors des premières traductions de traités latins en langue vernaculaire. Les traducteurs ne disposant pas encore de termes en langue vernaculaire pour exprimer la plupart des concepts médicaux, ils ont pallié ces lacunes lexicales en ayant recours à des néologismes. Certains de ces néologismes médicaux se sont lexicalisés, tandis que d’autres ont disparu au cours de l’évolution du français. Un projet de recherche subventionné par notre université se propose d’en explorer les raisons. Dans Goyens & Szecel (à par.), nous avons émis l’hypothèse que les néologismes médicaux créés au cours du Moyen Âge et formellement proches de l’élément latin dont ils sont issus, auraient plus de chances de se lexicaliser que des créations françaises originales, des dérivés ou composés réalisés à partir de bases morphologiques françaises. Cette hypothèse a pu être formulée grâce à une étude préliminaire, basée sur un corpus restreint de quatre textes, qui avait montré que les néologismes médicaux créés au cours du Moyen Âge sont majoritairement des emprunts au latin, ou au grec via le latin (77% des néologismes), et l’emportent sur les créations françaises « indigènes » (23% des néologismes)(Goyens &Van Tricht 2015). Ce résultat n’est pas étonnant vu que le latin était la langue de référence de la science et donc également de la médecine au Moyen Âge (Lusignan 1989), d’autant plus que la morphologie lexicale latine est transparente, ses morphèmes lexicaux, aussi bien les bases que les affixes, restant clairement identifiables dans toutes les combinaisons qu’ils forment(cf. Goyens 2013) . Concrètement, cet article a pour objectif d’étudier des néologismes médiévaux appartenant à une famille morphologique particulière, à savoir sudoral, sudorable, resudation et desudation, et ceci dans le but de démontrer notre méthode d’analyse, de testernotre hypothèse à partir de cette famille de mots particulière et de relever les problèmes rencontrés lors de cette analyse.
Affiliations

Citations

Goyens, M., Scezel, C., & Van Goethem, K. (2017). Une famille qui fait ‘suer’ : problèmes d’analyse des néologismes médiévaux sudoral, sudorable, resudation et desudation. In Sophie Prévost & Benjamin Fagard (ed.), Le français en diachronie. Dépendances syntaxiques, Morphosyntaxe verbale, Grammaticalisation (pp. 371-403). Peter Lang. https://doi.org/10.3726/978-3-0343-2518-9