Norbert Elias en Amérique. Lecture critique de Stephen Mennell, The American Civilizing Process, Cambridge, Polity, 2008

(2011) Revue française de science politique — Vol. 61, n° 3, p. 550-553 (NaN) (2011)

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Les Américains sont-ils si différents de nous? Pour répondre à cette question "obsédante", deux types de réponses opposées ont successivement prévalu. Les premières, telle la "théorie des germes", surestiment l'héritage européen des premiers colons et des pères fondateurs. Les secondes nourrissent au contraire la thèse de l'exceptionnalisme américain, comme dans le célèbre article de Turner (1893) consacré à la frontière, selon lequel l'Amérique est un recommencement permanent. Le problème, selon Stephen Mennell, c'est que ces dichotomies statiques ne peuvent pas réellement envisager qu'il existe à la fois une "dette" par rapport à l'Europe, et une certaine autonomie dans le développement politique et social américain, qui va croissant à mesure que le rapport de force penche, de plus en plus nettement, en faveur des Etats-Unis.
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Delmotte, F. (2011). Norbert Elias en Amérique. Lecture critique de Stephen Mennell, The American Civilizing Process, Cambridge, Polity, 2008. Revue française de science politique, 61(3), 550-553 (NaN). https://hdl.handle.net/2078.5/197745 (Original work published 2011)