« Ni l’amour ni la division du travail, ni l’attitude à l’égard d’un tiers ni l’amitié, ni l’appartenance à un parti ni la domination et la subordination ne pourraient suffire à engendrer ou à porter durablement une union historique […]. » Écrite il y a plus de cent ans, la phrase du sociologue allemand Georg Simmel donne toujours à penser. Elle est extraite d’un chapitre de sa Sociologie où Simmel attire l’attention sur « la fonction socialisante du conflit » – tant le conflit qui s’exprime à l’intérieur du groupe social ou de l’entité politique que celui qui met aux prises le groupe ou la communauté avec l’extérieur, avec un ou plusieurs autres groupes ou communautés . Il n’empêche qu’elle résonne dans le cadre d’une réflexion sur les résistances à l’Europe. (...)
Delmotte, F. (2014). Déficit d’intégration, déficit d’identification? Les résistances à l’Europe au prisme d’une sociologie historique du politique. In Denis Duez, Olivier Paye, Christophe Verdure (dir.) et al. (ed.), L’Européanisation. Sciences humaines et nouveaux enjeux (p. p. 379-401). Bruylant. https://hdl.handle.net/2078.5/197374