Dire ce que l’on voit : taxinomie et stylistique chez Gilles Deleuze
Lebedev, Oleg
(2014) Singularité des arts, pluralité des oeuvres — Location: Louvain-la-Neuve (28.May.2014)
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Lebedev, OlegUCLouvain
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Nous interrogeons la définition que Deleuze donne de son propre projet d'une théorie du cinéma dans l'introduction de "L'Image-Mouvement", afin d'analyser si la taxinomie des images qu’il se propose de réaliser est contredite, complétée ou simplement redoublée par la « stylistique » qui tente de saisir la signature propre à chaque auteur. Il y aurait ainsi l'articulation d'une double trame - assez étrange pour les lecteurs attentifs des deux tomes sur le cinéma -, où la conceptualisation des différents types d'images se trouve nécessairement en affinité avec tel ou tel nom propre. Nous présentons ce problème comme ayant trait à la nature même de l'esthétique filmique de Gilles Deleuze: le résultat d’une extrême prudence, d'une volonté de ne pas créer des concepts trop larges, mais plutôt des concepts « sur mesure » pour chaque grand auteur, impliquant dès lors la revalorisation de la taxinomie. A titre de conséquence, la taxinomie chercherait à caractériser alors le tout d’un film ou même le tout d’une œuvre d'un cinéaste, mais continuerait à résonner néanmoins avec les mouvements singuliers de telle image signée, ou de tel détail dans l’image.
Lebedev, O. (2014). Dire ce que l’on voit : taxinomie et stylistique chez Gilles Deleuze. Singularité des arts, pluralité des oeuvres, Louvain-la-Neuve. https://hdl.handle.net/2078.5/196158