Impact de boisements résineux sur la séquestration du carbone dans les Andes péruviennes : cas des plantations de Pinus patula dans la coopérative de Granja Porcon (Cajamarca)

Jonard, Mathieu;Colmant, Renaud;Heylen, Camille;Ysebaert, Charles;Ponette, Quentin;et.al.
(2014) Bois et Forêts des Tropiques — Vol. 322, n° 4, p. 17-27 (2014)

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  • Colmant, RenaudUCLouvain
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  • Heylen, CamilleUCLouvain
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  • Ysebaert, CharlesUCLouvain
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  • Carton, CharlesUCLouvain
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  • Picard, LucUCLouvain
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  • Cassart, BenoîtUCLouvain
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  • Hounzandji, Ablo Paul-IgorUCLouvain
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Abstract
Dans la foulée de la réforme agraire de 1969, le gouvernement péruvien lança un programme de reboisement dans les Andes. Plus de 20 000 ha furent ainsi boisés en pins dans la région de Cajamarca, dont 8 500 ha dans la coopérative agraire de Granja Porcon. Destinés alors à approvisionner les paysans en bois et à développer l’activité économique locale, à enrayer la dégradation des sols et des forêts naturelles résiduelles, ces boisements sont aujourd’hui sollicités pour leur contribution au stockage du carbone. Cette recherche vise à comparer la capacité de séquestration de carbone des pâturages et des plantations de Pinus patula de haute altitude (3 250-3 450 m). À cette fin, deux approches ont été combinées : l’échantillonnage des sols (couches holorganiques et 0-100 cm) et de la végétation dans les deux formations végétales (pâturages et boisements de Pinus patula âgés de 17 à 26 ans), sur cambisols développés sur matériaux volcaniques ; l’établissement d’un modèle de croissance de type peuplement, couvrant une plus grande diversité d’âges, de sylvicultures et de fertilités. Après vingt ans, la différence entre le carbone stocké dans les écosystèmes forestiers et les produits ligneux, d’une part, et en pâturages, d’autre part, s’élève à 154 t/ha, soit environ 7,7 t/ha/an. Cette différence s’explique très largement par la contribution des parties aériennes des arbres. Le reboisement en Pinus patula tend à réduire les stocks de carbone du sol par rapport aux formations prairiales correspondantes. La réduction est significative (α = 0,05) dans les 40 premiers centimètres du sol mais la dynamique temporelle suggère que cet effet est temporaire. Le modèle de croissance montre que le stockage de carbone dans les parties aériennes des arbres augmente avec l’âge et la densité des peuplements, ainsi qu’avec la fertilité du site. Il permet aussi d’évaluer la contribution des éclaircies à environ 23 % de la quantité de carbone associée aux parties aériennes des arbres pour une sylviculture classique.
Affiliations

Citations

Jonard, M., Colmant, R., Heylen, C., Ysebaert, C., Carton, C., Picard, L., Cassart, B., Hounzandji, A. P.-I., & Ponette, Q. (2014). Impact de boisements résineux sur la séquestration du carbone dans les Andes péruviennes : cas des plantations de Pinus patula dans la coopérative de Granja Porcon (Cajamarca). Bois et Forêts des Tropiques, 322(4), 17-27. https://hdl.handle.net/2078.5/193403 (Original work published 2014)