Avons-nous bien fait de congédier l'éternité sous prétexte de prendre au sérieux le présent? Pourtant depuis que l'Éternel a fait irruption dans le temps et que le Royaume a été annoncé sous les traits du monde qui passe, l'Évangile est à l'étroit dans une temporalité affadie. Le présent semble, en effet,s'être refermé sur lui-même. Comment renouer avec les mots de l'espérance? Où chercher le ton juste pour dire l'éternité que notre temps a bannie de son horizon? Et si l'histoire n'avait de réalité qu'en fonction d'une promesse et d'une attente?