Le temps humain et l’éternité divine sont entrés en alliance dans le temps humain que Dieu s’est donné en Jésus Christ. Si Dieu s’est donné du temps humain et a assumé une mort humaine, se peut-il vraiment que l’éternité soit le contraire du temps ? Ne peut-on pas penser le temps comme une ouverture à l’absolu – un temps perméable à l’éternité ? Dieu est capable du temps et l’homme est capable de l’éternité. En ce sens, pour Karl Rahner, « la liberté est événement de l’éternel ». Par sa liberté, le sujet humain se choisit et se façonne, il décide de son être s’il est vrai qu’en disposant de soi, il crée de l’irréversible. La liberté est donc bien faculté du définitif. La fin éclaire ainsi l’origine – aperçue depuis la résurrection, la création est promesse d’alliance éternelle.
Bourgine, B. (2015). Intempestive éternité : La problématique. In Famerée Joseph, Bourgine Benoît, Scolas Paul (ed.), Intempestive éternité (p. p. 11-17). Academia-L’Harmattan S.A. https://hdl.handle.net/2078.5/190018