Le boche, l’embusqué et la guerre. Images de l’ennemi chez les écrivains combattants belges, 1914-40.

(2015) Colloque international, «Poésie(s) et littérature(s) combattante(s) de la Première Guerre mondiale (Allemagne, Belgique, France)» — Location: Bruxelles (4.March.2015)

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La présente communication tente de donner un aperçu diachronique de l’image de l’ennemi chez les écrivains combattants belges de langues française et allemande entre 1914 et 1940. Comme une étude exhaustive du corpus est inexistante et qu’elle dépasserait le cadre présent, cette intervention se base sur un certain nombre d’exemples. Après une brève présentation de la méthode utilisée, l’imagologie selon Daniel-Henri Pageaux, l’exposé sera divisé en trois parties, correspondant à des périodes définies par deux moments charnières : d’une part, l’Armistice en 1918, et d’autre part, le succès mondial d’À l’ouest rien de nouveau (1928/29) et la parution de Témoins de Jean Norton Cru en 1929. Pour chacune de ces périodes nous livrerons une contextualisation et des extraits sur lesquels notre approche imagologique sera fondée. Des écrits de Fernand-Hubert Grimauty (Six mois de guerre en Belgique par un soldat belge : août 1914 - février 1915, 1915), de Maurice Gauchez (De la Meuse à l’Yser. Ce que j'ai vu, 1915), de Jacques Pirenne (Les vainqueurs de l’Yser, 1917) et de Max Deauville (Jusqu’à l’Yser, 1917) ont été étudiés dans le but de vérifier à quel point des hétéro-images négatives typiques d’une culture de guerre, telles les représentations animales par exemple, sont caractéristiques pour la période de 1914 à 1918, ou si l’on peut également observer des représentations neutres, voire des éléments de compassion envers l’autre. Concernant la période d’après-guerre, nous savons qu’une certaine littérature patriotique persiste, beaucoup d’œuvres écrites pendant le conflit n’ayant trouvé un éditeur qu’après l’Armistice. Mais au-delà de cela, nous nous intéresserons avant tout à l’impact de la fin de la guerre sur l’image de l’ennemi. Les questions qui nous préoccuperont sont : Quelles images de la période de guerre persistent ? Quels changements peut-on observer ? Y a-t-il des hétéro-images autres que celles faisant référence « aux Allemands » qui apparaissent ? Quel rôle joue le retour difficile des anciens combattants dans ce contexte ? Parmi les auteurs cités se trouvent Martial Lekeux (Mes cloîtres dans la tempête, 1922), Robert Vivier (La plaine étrange, 1923) et Théo Fleischman (L’aventure, 1925). La troisième période commence avec le regain d’intérêt pour les livres de guerre à la fin des années 1920, marqué surtout par le succès mondial du roman d’Erich Maria Remarque, mais aussi par l’ouvrage Témoins du critique littéraire Jean Norton Cru. Dans ce contexte, la question de l’impact de ses deux publications majeures sur les écrivains du front belge et les représentations de l’ennemi se pose. Au moyen des revues littéraires et des romans d’Ege Tilmns (Calme sur le front belge, 1932) ou encore du germanophone Peter Schmitz (Golgatha, 1937) nous essayerons de fournir quelques éléments de réponse.
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Beck, P. (2015). Le boche, l’embusqué et la guerre. Images de l’ennemi chez les écrivains combattants belges, 1914-40. Colloque international, «Poésie(s) et littérature(s) combattante(s) de la Première Guerre mondiale (Allemagne, Belgique, France)», Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/190001