Réputé pour son langage énigmatique, le narrateur marcien recourt abondamment à l’ironie et au paradoxe dans son récit. Ces phénomènes jouent au niveau de la connaissance du lecteur, le premier la renforçant, le second augmentant au contraire son ignorance, et apparaissent a priori incompatibles. Pourtant, Laura Sweat (The Theological Role of Paradox in the Gospel of Mark, 2013) postule qu’ils sont tous deux sont à l’œuvre dans le silence des femmes (16,8), sans néanmoins développer comment cela est littérairement possible. Il s’agira dès lors d’examiner comment ironie et paradoxe peuvent coexister au sein d’un même récit et construisent ensemble le contenu de l’Évangile.
Wauters, A. (2015). Ironie et paradoxe au tombeau vide : une contradiction insoluble dans la finale de Marc ? Septième Symposium du RRENAB, Institut protestant de théologie de Montpellier. https://hdl.handle.net/2078.5/189330