Médecine, littérature et culture de guerre. Une configuration trilatérale chez Max Deauville

(2016) Médecins-écrivains français et francophones Imaginaires – poétiques – perspectives interculturelles & transdisciplinaires — Location: Saarbrücken (28.January.2016)

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Le critique Jean Norton Cru, auteur de la monumentale étude de livres, carnets et lettres de guerre Témoins (1929), considérait Jusqu’à l’Yser (1917) de l’écrivain combattant belge Max Deauville – pseudonyme de Maurice Duwez (1881-1966) – comme « le meilleur témoignage de médecin ». L’ouvrage mériterait toutes les louanges, parce qu’il serait « sain, honnête, sans outrance », écartant le « sensationnel », le « morbide » et le « sadisme ». Ironiquement, Deauville n’en écoula que douze exemplaires en Belgique entre 1917 et 1937. La présente communication se penchera sur la façon dont Deauville, en tant que médecin militaire et écrivain établi, a pu faire usage de sa plume contre les sentiments d’impuissance et les expériences traumatiques en temps de guerre. Compte tenant des commentaires de Jean Norton Cru, on attachera une importance particulière aux éléments que l’auteur n’aurait pas abordé avant d’en analyser les raisons possibles et l’impact de cette écriture sélective. Pour les écrits d’après-guerre, force est de constater que son pacifisme antimilitariste s’exprimait souvent par une ironie mordante. Était-elle une simple figure de style pour dénoncer ou servait-elle aussi de défense contre un sentiment d’impuissance généré par le conflit ou par le contexte contemporain ?
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Beck, P. (2016). Médecine, littérature et culture de guerre. Une configuration trilatérale chez Max Deauville. Médecins-écrivains français et francophones Imaginaires – poétiques – perspectives interculturelles & transdisciplinaires, Saarbrücken. https://hdl.handle.net/2078.5/185782