Dans la pensée occidentale, c’est l’anthropologie romantique qui a créé les bases d’un langage du Soi et de la vacuité du Moi, tout en se référant à un arrière-plan pulsionnel de la conscience . Si l’on suit la référence schellingienne , le propre apparaît chez lui comme séparant, d’un côté, le sentiment mélancolique de l’attachement au monde naturel et, de l’autre côté, la volonté de savoir une vérité susceptible d’être échangée, communiquée via l’entendement. Le propre est le moment dissociant l’attachement du cœur et le pouvoir relationnel de l’esprit, un moment par lequel l’enfermement dans la puissance propre du sujet détaché de tout fondement peut se comprendre formellement et indiquer l’origine du trouble de démence. La parole et l’intelligence sont fondamentalement contraintes par cette constitution originaire d’une béance du Moi, sorte de « forteresse vide » du propre.
Maesschalck, M. (2017). Le dialogue difficile et le tiers exclu: l’axis mundi. In Marres Th. (éd.) (ed.), Idéalisme d’Orient et d’Occident. Exercices d’inter-fécondation, , (p. p. 75-89). https://hdl.handle.net/2078.5/178288