National-souverainisme, résistances à l’Europe et sociologie

(2017) Le cosmopolitisme européen face aux menaces de désintégration de l’Union — Location: Bruxelles (27.February.2017)

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Parler de national-souverainisme, de résistances à l’Europe et de sociologie tout ensemble: l’exercice est périlleux et hybride. Cette communication revient d'abord sur ce que peut recouvrir le national-souverainisme (cf. Lacroix, 2002; Manent, 2006). Elle rappelle ensuite que la sociologie historique, si elle rencontre au plan théorique et historique certains arguments de l’analyse nationale-souverainiste, notamment sur l’importance des résistances identitaires et affectives, permet d’en récuser fermement d’autres, quant à la primauté de l’appartenance nationale. Surtout, les deux discours ne tirent pas forcément les mêmes conclusions politiques, ou ne nourrissent pas forcément les mêmes préférences politiques. Enfin, les approches sociologiques permettent plus largement de révéler une pluralité de résistances à l’Europe ou de nouvelles formes et motifs d’indifférence ou de scepticisme qui plus que jamais nécessitent d’être analysées et entendues par d’autres que Marine Le Pen. Pour l’illustrer, cette communication évoque une enquête menée récemment à Bruxelles par Heidi Mercenier, qui s’est entretenue avec 35 jeunes de 15 à 25 ans issus de milieux très divers, pour qui l’UE ne contribue ni plus ni moins que d’autres niveaux de pouvoir à résoudre leurs problèmes mais pour qui elle n’est définitivement pas en soi "le" problème - et moins encore sa disparition leur apparaît-elle dès lors comme "la" solution.
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Delmotte, F. (2017). National-souverainisme, résistances à l’Europe et sociologie. Le cosmopolitisme européen face aux menaces de désintégration de l’Union, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/176646