Cet article rend hommage à André Tosel en proposant une exploration de sa proposition d’un communisme de la finitude. Dans ce cadre, l’aliénation capitaliste se présente comme une contradiction en acte entre d’une part un fantasme d’illimitation et de maîtrise, refoulant la finitude, la contingence et la conditionnalité de toute réalisation humaine, et d’autre part, la condamnation de masses toujours plus nombreuses à une finitude résignée, à l’impuissance et à l’immaîtrise de leur existence, déniée dans sa puissance immanente de création de nouvelles normes de vie. Nous montrons ainsi comment pour Tosel les perspectives émancipatrices d’un communisme à venir ne sont pas séparables d’une nouvelle articulation du fini et de l’infini qu’il s’agit de penser, produire et expérimenter dans une nouvelle forme d’être-en-commun.
Matthys, J. (2017). Notes sur un communisme de la finitude. Hommage à André Tosel. Cahiers du GRM, 11, 1-36. https://doi.org/10.4000/grm.1028 (Original work published 2017)