L’auteur d’une faute est tenu de réparer le dommage qui, sans cette faute, ne se serait pas produit tel qu’il s’est réalisé in concreto. Il ne faut qu’une phrase et à peine quelques minutes pour expliquer à un étudiant en droit la théorie de l’équivalence des conditions. Il faut sans doute toute une vie pour qu’un juriste se familiarise avec les méandres de notre théorie de la causalité. Ramification plus tardive, la théorie de l’alternative légitime n’échappe pas à ce syndrome : au-delà d’une simplicité apparente, elle s’avère être un outil particulièrement difficile à manier. Le tribunal correctionnel de Louvain en a récemment fait l’expérience.
Van Meerbeeck, J. (2019). Le coup de la panne n’est pas une alternative légitime. Les pages : obligations, contrats et responsabilités, 2019(63), 1. https://hdl.handle.net/2078.5/169508 (Original work published 2019)