Quelque part, après le 15 aout 2022, un vendredi soir. Je dine en regardant distraitement le JT de 19 h 30 à la RTBF lorsqu’une image attire mon attention : des files de demandeurs d’asile devant le Petit Château. L’afflux devient difficilement gérable. Beaucoup dorment dehors. Parmi eux : des femmes, des enfants, des ainés. Il y a des tensions. La police doit intervenir. À la fin du reportage, des mots m’interpellent : « À moins d’être ukrainien ». J’essaie de comprendre. Le site internet de Fedasil m’informe que les « ressortissants ukrainiens » bénéficient d’un « trajet spécifique » pour leur enregistrement et leur accueil en dehors du réseau traditionnel, d’où ils sont redirigés vers des logements proposés par les provinces et commune.