Corps climatiques et géotemporalités: le cas des scolytes en Wallonie

(2022) Séminaire du SEED (ULiège) — Location: Arlon (17.June.2022)

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Ce séminaire sera l'occasion de poursuivre la réflexion entamée par Tsing, Swanson, Gan & Bubandt (2017) qui convoquent les spectres de l’Anthropocène, appelés fantômes et monstres. Nous nous appuierons sur le cadre géotemporel du « présent/temps épais » (Neimanis & Loewen Walker 2013, Haraway 2016), étirement chronotopique du présent, du futur et du passé et sur le concept de transcorporéité (Alaimo) afin d’ouvrir et d’amplifier l’idée d’un corps et de ses modes d’encorporations, humains et non-humains. En effet, selon Neimanis & Loewen Walker (2013), les corps humains et non-humains sont des contractions du climat tout comme le climat est une contraction des corps humains et non-humains, comme le scolyte dans les forêts wallonnes (Belgique), les minxes au Danemark ou encore les boues toxiques indonésiennes décrites par Bubandt (2017). Dès lors, les spectres géotemporels que sont (notamment) les sols, carbone, plantes, eaux toxiques ou déchets ne doivent pas simplement archivés comme des victimes collatérales de l’Anthropocène, mais doivent être entendus comme son témoin, en vertu de leur corps climatique et des affects qu’ils sont capables de produire. Convoquer et entendre ces témoins géotemporels permet de subvertir tant la catégorie de corps que la centralité de la catégorie d’anthropos.
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Citations

Grandjean, N. (2022). Corps climatiques et géotemporalités: le cas des scolytes en Wallonie. Séminaire du SEED (ULiège), Arlon. https://hdl.handle.net/2078.5/164379