Au départ d'une lecture critique de l'utilisation d'images de synthèse dans les médias, et plus spécialement des séquences qui furent consacrées aux catastrophes du Concorde et du Koursk, cet article vise à poser la question de l'inscription sociale des systèmes de représentation. Générées au départ de modèles, sans nécessairement avoir recours à un référent >réel< extérieur, ces images témoignent (à la fois ontologiquement et socialement) d'une relation au monde tendant vers une recherche de la transparence et de la performativité de la représentation : elles s'insèrent dans un imaginaire d'augmentation du réel. Ce cadre général permet de poser différents concepts susceptibles de fédérer ces images au-delà de leur diversité d'usage et de finalité, comme le montrent les différents exemples.