(fr) Le but de cette recherche a été d'étudier les difficultés de compréhension à la lecture chez les étudiants universitaires. Selon l'hypothèse de l'efficience verbale (Perfetti, 1985), la compréhension de textes peut se voir limitée par le niveau d’efficience des processus locaux (i.e., décodage). Ainsi à l’âge adulte, on devrait retrouver des profils homogènes en lecture (des bons décodeurs-bons compreneurs ou des mauvais décodeurs-mauvais compreneurs), mais la recherche a mis en évidence des dissociations entre ces deux habiletés, notamment la présence d’un profil appelé lecteur résilient (Jackson & Doellinger, 2002; Welcome, et al., 2009) et nous voulions explorer son existence dans un contexte académique. Nous avions fait l’hypothèse selon laquelle certains déficits (e.g., décodage) émergeront au début du cycle d’études universitaires en raison d’exigences propres du travail académique, entravant la compréhension des textes. Nous nous attendions à identifier des lecteurs qui défieraient l’hypothèse de l’efficience verbale, par la mise un place d’un certain mécanisme compensatoire, probablement métacognitif. Nous avons réalisé des études visant l’identification et la caractérisation du profil résilient. L’ensemble de ce travail aboutit selon nous à remettre en cause l’hypothèse de l’efficience verbale dans un contexte particulier de formation à l’âge adulte et dégage une série de conséquences pour l’évaluation de la compréhension en situation académique.
Affiliations
UCLouvainSSH/IPSY/IPSY - Psychological Sciences Research Institute
Citations
APA
Chicago
FWB
Munoz Valenzuela, C. (2010). Lecture, décodage et compréhension à l’université : une application du modèle de construction-intégration. https://hdl.handle.net/2078.5/148185