L’Education Thérapeutique du Patient a été définie en 1998 par un groupe de travail de l’Organisation Mondiale de la Santé. Actuellement, les concepts-clés qui semblent faire consensus (santé globale, autonomie, participation, paternalisme, éducation thérapeutique…) recouvrent en réalité, dans les équipes de soins, des représentations variées. L’Education Thérapeutique prend aussi différentes formes. Cette « double » diversité est un constat qu’il importe de considérer tant sur le plan des pratiques professionnelles que sur le plan de la recherche et ce, afin de faire face aux défis que représentent la santé des populations, en général et les approches en cancérologie, en particulier. Quelles sont les pratiques actuelles d’Education Thérapeutique ? Comment expliquer cette variété ? Quel éclairage peuvent nous apporter les représentations sociales ? Quelle est la diversité des représentations des concepts-clés en Education Thérapeutique ? Telles sont les interrogations que cette intervention se propose d’aborder. La prise en considération de cette diversité est un premier pas. Il n’y a pas une mais des manières d’y répondre. Un minimum de consensus et dès lors, de dialogue, est néanmoins essentiel. La diversité actuelle de l’Education Thérapeutique ouvre en effet sur des réflexions telles que : les approches participatives doivent-elles être incarnées par toute l’équipe ou par certains soignants (plus à l’aise avec ce type d’approche) et soutenues par les autres soignants ? Les concepts-clés en Education Thérapeutique doivent également être clarifiés. En matière de recherches, cela permettra de ne pas en rester à des sous-entendus. En matière de pratiques professionnelles, tout l’enjeu consiste à assurer la cohérence de l’approche éducative auprès du patient.