La pandémie a mis en scène de façon saisissante la nature profondément complexe - à la fois médicale, scientifique, sociale, écologique, économique et politique - des crises sanitaires, de ce qu’est la santé et des actions à entreprendre pour en prendre soin. Les connaissances sur la génétique des virus ont permis de mettre au point, dès le mois de janvier 2020, un test moléculaire permettant de diagnostiquer la maladie et de suivre la circulation du virus. Elles ont, combinées aux savoirs immunologiques, ouvert rapidement la voie au développement de nombreux vaccins et aux premiers essais cliniques. La connaissance des dynamiques épidémiologiques passées d’autre virus et les savoir-faire en matière de modélisation et de simulation ont permis de proposer des prédictions d’évolution de l’épidémie pour informer les décisions stratégiques et politiques. Les médicaments antiviraux ou les régulateurs de la réponse immunitaire ont constitué une réserve de molécules dans laquelle les cliniciens ont puisé pour proposer,en urgence, des premiers protocoles de traitements et lancer les essais cliniques d’évaluation de leur efficacité. Des solutions diagnostiques, thérapeutiques et préventives qui entrent dans le périmètre des innovations biomédicales technoscientifiques ont participé ainsi aux stratégies de lutte et de prévention de la maladie...