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Intégrations et réceptions du positive parenting promu par le Conseil de l’Europe : pour une histoire croisée. (France, Belgique, Royaume-Uni, 1990-2020)
La parentalité positive, en accord avec le courant de pensée positive, considère que l'éducation peut être améliorée par un changement de regard et certaines pratiques. Cette approche promeut un « comportement parental garantissant le mieux l’intérêt de l’enfant » (ChildOn, 2007, cité par Martin, 2014). S’appuyant sur le terme parentalité, désignant la relation parents-enfants (désormais dissociée de la parenté biologique), la parentalité positive trouve son origine dans un programme de soutien datant de la fin des années 1990 en Australie, le *Triple P* (*Positive Parenting Program*) (Martin, 2014). Basé sur une perspective comportementaliste et *evidence-based*, il avait pour but de lutter contre les violences subies par certains enfants et s’inscrivait dans un mouvement de managérisation du rapport parental, partant du principe que la capacité éducative des parents pouvait être améliorée par une politique gestionnaire de soutien (Neyrand, 2019, p.38). Dans un large mouvement de psychologisation de la société en cours depuis un demi-siècle, plusieurs pays européens, attachés à améliorer la situation des enfants dans le contexte familial, se sont plus ou moins inspirés de ce courant, consacré en 2006 lors de la Conférence des ministres européens des Affaires familiales (Daly, 2006). Si nombre d’études ont analysé les différentes traductions nationales des objectifs du Conseil de l’Europe (Daly, 2013 ; Daly, 2015), l’éventuelle intégration des critiques et remises en question de ce modèle par ces mêmes politiques nationales ont encore fait l’objet de peu d’attention. La présentation entend donc inscrire ces différents courants critiques – et leurs possibles intégrations par les acteurs institutionnels - dans une perspective internationale, en envisageant les questions suivantes : dans quelle mesure le paradigme de la parentalité positive a-t-il fait l’objet de critiques et de remises en question et comment ces dernières ont-elles circulé ? L’intensité, la nature et l’objet de ces critiques ont-ils varié d’un espace à l’autre ? L’existence de ces critiques a-t-elle donné lieu à un dialogue entre les différents acteurs européens et, in fine, à un réajustement des politiques et des dispositifs mis en œuvre ?
Roberti-Lintermans, M. (2022). Intégrations et réceptions du positive parenting promu par le Conseil de l’Europe : pour une histoire croisée. (France, Belgique, Royaume-Uni, 1990-2020). Le contrôle social de la parentalité, Paris. https://hdl.handle.net/2078.5/108125