Ce texte tente de comprendre la pérennité de l’école primaire congolaise en dépit de la crise qui a marqué le pays pendant plus de 35 ans et en l’absence presque totale d’investissement public depuis les années 1980. Au-delà d’une lecture qui voit dans la résilience du champ scolaire congolais les effets de sa privatisation, ce texte analyse plutôt les arrangements contemporains du système scolaire à la lumière de son héritage. N’étant lié historiquement à aucune centralité politique constante, la survie du champ scolaire congolais repose sur des continuités, des arrangements, des ambivalences qui traversent les frontières entre privé, public et associatif.
André, G., & et al. (2010). La survie de l’école primaire congolaise (RDC) : héritage colonial, hybridité et résilience,. Autrepart, 2(54), 23-41. https://doi.org/10.3917/autr.054.0023 (Original work published 2010)