Les frontispices de thèse entre France et anciens Pays-Bas

(2019) Conference “Il n’y a pas de Pyrénées. Circulation des artistes entre France et Pays-Bas espagnols au XVIIe siècle” — Location: Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles (11.January.2019)

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Mon intervention se penche sur trois placards de thèse qui attestent de relations entre artistes anversois et français durant le deuxième quart du XVIIe siècle. L’étude de ces œuvres gravées nous permet d’évaluer l’influence qui s’exerça entre France et Pays-Bas espagnols au niveau de l’esthétique, de la mise en page et du vocabulaire visuel des affiches de thèse. Cette tradition, propre aux territoires attachés à la religion catholique, apparut vers la fin du XVIe siècle et se diffusa parallèlement dans les universités et les collèges jésuites au cours des deux siècles suivants. La pratique consistait à imprimer sur des affiches de grand format ou des frontispices de livrets des conclusions académiques à défendre en public en vue d’obtenir un diplôme. À partir des années 1600, les thèses sont souvent accompagnées d’une dédicace et la décoration gravée sur cuivre se déploie alors à la gloire du mécène. Ce dernier y était célébré au moyen de ses armoiries, de portraits, d’allégories et d’emblèmes se rapportant à sa famille. Ces compositions, bien qu’originales car conçues sur mesure pour un événement particulier, sont relativement peu connues de nos jours. Il convient donc de mettre en lumière leur résonnance symbolique et historique.
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de Mûelenaere, G. (2019). Les frontispices de thèse entre France et anciens Pays-Bas. Conference “Il n’y a pas de Pyrénées. Circulation des artistes entre France et Pays-Bas espagnols au XVIIe siècle”, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/104272