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(fr) Les PFAS, ces produit polluants éternels, tombent quotidiennement sur nos têtes. Avec des implications sur la santé publique mais aussi sur l'approvisionnement en eau. Il n’y a plus un seul endroit au monde où la pluie n’est pas contaminée par les fameux PFAS (pour substances per- et polyfluoroalkylées). Ces polluants, que l’on dit “éternels” du fait du temps colossal qu’ils mettent à se désintégrer, se retrouvent aujourd’hui partout. L’annonce, basée sur une étude menée par des chercheurs de l’Université de ­Stockholm et de l’École polytechnique fédérale de Zurich, a marqué les esprits la semaine ­dernière. Pour autant, elle n’a pas surpris les ­spécialistes. En tout cas pas Marnik Vanclooster, président du Earth and Life Institut à l’UCLouvain et prof à la Faculté des bioingénieurs. “Ce sont des molécules conçues par la pétrochimie pour ne pas se dégrader facilement, précise-t-il. Avec plein d’applications dans de nombreux secteurs, donc c’est logique que dans cette activité indus­trielle, il y ait des émissions incontrôlées. Et quand cela ne se dégrade pas facilement, ça s’accumule. Sur les sols, dans la poussière… et ça entre dans les aérosols. Il n’y a rien de surprenant à ce que ces molécules entrent en contact avec la pluie, les aérosols étant la base de la création de la pluie.” Les PFAS ont ­commencé à être utilisées peu après la Seconde Guerre mondiale. Cela fait donc bientôt 80 ans que ces substances vivotent dans l’air et dans les gouttes d’eau. “Les problèmes posés par les PFAS ne vont pas se résoudre facilement. Tant qu’on n’élimine pas la production de ces polluants à la source, ça va continuer à s’accumuler dans l’environnement.”
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Citations

Vanclooster, M. (2022). Pluie de pollution. Moustique, 31 août 2022, 36. https://hdl.handle.net/2078.5/102704 (Original work published 2022)