(fr) La betterave est une culture de grande importance économique partout dans le monde. Elle est attaquée principalement par deux espèces de pucerons (Aphis fabae et Myzus persicae) qui sont responsables de la transmission du virus de la jaunisse de betterave. Le contrôle de ces pucerons se fait par voie chimique et le seuil de densité toléré en culture est très bas en raison des risques de transmission de virus. La relation entre plante, virus, pucerons et le parasitoïde comme élément de contrôle biologique potentiel des pucerons a fait l’objet de cette thèse, avec une emphase particulière vers Aphis fabae. Dans une première étude, nous avons fait un état des lieux de la population d’A.fabae ainsi que de leur parasitoïdes présents en champs de betteraves biologique chez des maraichers du Brabant Wallon. On a trouvé que la densité d’A. fabae et le pourcentage de parasitisme étaient plus élevés à la fin du printemps et au début de l'été. Six espèces de parasitoïdes ont été enregistrées attaquant A. fabae sur le terrain, avec Lysiphlebus fabarum et Trioxys angelicae étant les parasitoïdes les plus abondants. Lorsque les deux espèces de puceron (A. fabae et M. persicae) sont présentes seules ou en même temps sur les betteraves ou les fèves, nous avons voulu à la deuxième étude, déterminer les préférences de trois espèces de parasitoïdes Aphidius colemani, Lysiphlebus testaceipes et L. fabarum susceptibles d'être utilisés comme agents de lutte biologique. Les meilleurs taux d’acceptation et d’adéquation ont été enregistrés pour A. colemani. L. testaceipes et L. fabarum ont montré une nette préférence pour A. fabae et L. fabarum a accepté M. persicae sur les deux plantes uniquement quand il a été mélangé avec A. fabae, Nous avons constaté que la plante hôte a joué un rôle important dans l'acceptation et l’adéquation de l'hôte. Face à différentes qualités de colonies d’hôtes, Nous avons comparé à la troisième partie, l’impact de la richesse ou la pauvreté du patch précédemment visité en termes de nombre de pucerons (A. fabae) présents, sur le comportement de la femelle L. fabarum étant le parasitoïde le plus abondant de ce puceron en culture de betterave. On a trouvé que la densité d’un patch influence le temps de résidence de L. fabarum en fonction des séries et que ce temps de résidence est influencé par la densité d’hôtes de ce patch sans prendre en compte ce que s’est passé dans le patch précédent. Sachant que la physiologie de la betterave peut être fortement affectée par le virus de la jaunisse transmis par A. fabae, l’objectif de la quatrième partie était de déterminer si des pucerons A. fabae, qui s’étaient développés sur des betteraves virosées seraient perçus différemment par le parasitoïde L. fabarum. On a testé le comportement d’exploitation du parasitoïde, vis à vis des pucerons qui se développent sur plante virosée par rapport à ceux-ci qui se développent sur plante saine, ainsi que la capacité d’un oeuf du parasitoïde pondu dans un puceron élevé sur une plante virosée à se développer jusqu’à émergence de l’adulte. Nous avons constaté que les plantes inoculées avaient des concentrations plus élevées de sucres et d'acides aminés, les pucerons y élevés étaient plus grands et le nombre de contacts antennaires du parasitoïde a augmenté de manière significative. Cependant, nous n’avons pas trouvé une influence du virus sur le développement ou l’émergence du parasitoïde.
Affiliations
UCLouvainSST/ELI/ELIB - Biodiversity
Citations
APA
Chicago
FWB
Albittar, L. (2017). Relationship between plant-aphids-parasitoids and virus in sugar beet crops. https://hdl.handle.net/2078.5/43074