L’affaire Marie-Catherine Wéry (1770-1771) : Les corps de la victime et de l’accusée au service du “système de la preuve légale” dans le Namurois au XVIIIe siècle
En 1770, Marie Catherine Wéry, villageoise d'Hemptinne, est accusée d'avoir empoisonné son mari Henri Tireur, père de trois enfants. Condamnée à la torture par la haute cour d'Hemptinne en première instance, elle fait appel de cette sentence interlocutoire devant le Conseil provincial de Namur. Le présent article explore cette affaire judiciaire à travers le dossier de procès en appel et selon une perspective micro historique. Le point d'entrée choisi est le corps comme lieu de preuve : le corps de la victime à travers la médecine légale et le corps de l'accusée à travers l'obtention de la preuve qu'est l'aveu sur base de la torture d'autre part.
Vankerkhoven, F., & Nyssen Maurine. (2022). L’affaire Marie-Catherine Wéry (1770-1771) : Les corps de la victime et de l’accusée au service du “système de la preuve légale” dans le Namurois au XVIIIe siècle . Cahiers de Sambre et Meuse, 99(1), 1-28. https://hdl.handle.net/2078.5/235312 (Original work published 2022)