(fr) L'examen approfondi du devis de la frappe du nouvel amphictionique à Delphes (CID II 74) et de la reddition de comptes de l'hipparque thébain Pompidas (IG VII 2426) nous autorise à comparer les processus de frappe et de change monétaires. Les frais de frappes attestés à Delphes (salaire du monnayeur et perte à la fonte), pour un total de c. 3-4 %, constituent un plafond maximal pour l'agio perçu lors de simples opérations de change. Dès lors, le changeur Kaphisodôros mentionné dans la reddition de compte de Pompidas ne peut en aucun cas avoir perçu un agio de 25 %.
Doyen, C. (2015). De Delphes à Thèbes. Frapper et changer les monnaies. Allagé et kollybos. Le change dans l’économie antique, Lille. https://hdl.handle.net/2078.5/48522