L’âge classique peut assez paradoxalement être qualifié tant comme âge de la transparence, que comme âge du code, voire du surcodage. Cet article vise à tempérer la première qualification, toute foucaldienne, par la seconde, en étudiant deux types d’oblicité du discours propres à cette période : le langage gestuel, et les langues universelles et artificielles. Il s’agit de montrer comment ces réflexions, portant sur deux modes apparemment opposés de « dire sans dire », peuvent se ramener à un même changement dans l’attitude par rapport au langage. Cette posture se caractérise, d’abord, par la méfiance. Elle considère le langage comme un obstacle. La réaction qui s’ensuit est de prétendre, par le mécanisme prédominant, atteindre à un contrôle de la communication, ce qui mène pas à pas à l’idée que la pensée n’est pas séparée du langage et que l’on ne peut penser sans signes.
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Université Lille 3UMR STL
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Leblanc, H. (2011). Dire sans dire à l’âge classique: entre langage gestuel et surcodage. “Dire sans dire: stratégies de l’oblique”. https://hdl.handle.net/2078.5/119147