L’article veut attirer l’attention sur la tradition et la réception tardives des Étymologies. Le point de départ est la liste de manuscrits publiée en 1966 à partir des matériaux de A.E. Anspach (1860-1943 ; sa biographie est rappelée). Bien qu’imparfaite et lacunaire, elle permet quelques observations d’ensemble sur les 1 080 témoins recensés. Une répartition dans le temps des copies complètes ou substantielles d’une part, et des fragments et extraits de l’autre, montre comment la fortune des Étymologies se maintient jusqu’au Moyen Âge tardif. L’apparition de multiples encyclopédies au XIIIe siècle n’a donc pas entraîné une désaffection à l’égard de l’ouvrage d’Isidore. Quelques cas de réception tardive sont ensuite évoqués à titre d’échantillons, chez Konrad von Mure, Engelbert von Admont, et dans le Macrologus de Liège. En fin d’article sont posés quelques jalons pour un programme de travail centré sur les manuscrits tardifs des Étymologies.
Van den Abeele, B. (2008). La tradition manuscrite des Etymologies d’Isidore de Séville : pour une reprise en main du dossier. Cahiers de recherches médiévales et humanistes, 16(n-a), 195-205. https://hdl.handle.net/2078.5/162396 (Original work published 2008)