L’artiste est un inventeur de lieux, des lieux "pour se perdre". Comme l'écrit G. Didi-Hubermann, il façonne des lieux "dont le vide aurait été converti en marque d’une présence passée ou imminente". Qu'a-t-il à apprendre au chercheur et à l'enseignant universitaires? Le texte évoque plusieurs passages entre un travail académique, une activité clinique et une pratique artistique. Quatre moments particuliers sont évoqués dans l'enseignement de l'auteur : la lecture de textes poétiques en ouverture ou en clôture d’une séance de cours, la référence à des œuvres artistiques dans le détour d’une analyse, la narration puis la mise en jeu de situations professionnelles. Un fil les relie, dans leur commune capacité à décaler la position de maîtrise vers une disposition à la surprise et à l’inattendu.
Périlleux, T. (2015). Lieux, ponts, tempi. In M. Cifali, F. Giust-Desprairies, T. Périlleux (ed.), Processus de création et processus cliniques (p. p. 19-32). Presses Universitaires de France. https://hdl.handle.net/2078.5/60256