(fr) Les nouvelles lignées de plantes génétiquement modifiées et la diversité des constructions transgéniques ne font que croître. Pouvoir continuer à détecter les organismes génétiquement modifiés (OGM) est donc un défi d’actualité et implique de disposer de moyens de contrôle appropriés. Cette thèse a pour but de contribuer à l’implémentation de méthodologies qui permettent une détection efficace des OGM. Pour cela, des informations concernant les plantes génétiquement modifiées ont été recensées dans une base de données dynamique. Celle-ci a permis de mettre en évidence un certain nombre de besoins analytiques. Ceux-ci concernent des cibles spécifiques aux espèces végétales, des cibles qui permettent de mettre en évidence les éléments structurels couramment rencontrés dans les constructions transgéniques (promoteurs, terminateurs et gènes) et des cibles focalisées sur les organismes donneurs de ces éléments structurels. Des tests par PCR en temps réel ont été développés pour combler les lacunes. Ces tests ont été évalués selon divers critères de performance comme la spécificité, la sensibilité et la robustesse. Différents paramètres susceptibles d’affecter les performances des tests PCR ont aussi été étudiés : la dégradation de l’ADN, la taille des cibles et les effets de compétition. Enfin, plusieurs études de cas concrets ont permis d’évaluer les possibilités de détection sur des produits commerciaux ou hautement transformés, ainsi que l’apport des cibles de criblage pour la détection des OGM connus et inconnus. Au final, la thèse propose un ensemble de stratégies cohérent et complet pour la détection des plantes génétiquement modifiées, en soulignant aussi les évolutions constantes de ce domaine.