Agglomérer plutôt qu’annexer, le cas de Bruxelles (1840-1875)

(2012) Agrandir Paris 1860-1970 — ISBN: [9782859446956], p. 147-164, published

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L’annexion a l’habitude de couper court à la question de l’unité territoriale (quels sont les moteurs de la consolidation ?) et d’abréger l’étude généalogique des villes (comment celles-ci ont-elles adopté leurs limites actuelles ?). Elle laisse peu de place à la perplexité. Bruxelles a l’avantage de ne pas offrir ce court-circuit et de forcer les chercheurs à envisager d’autres formes d’unification et d’autres causes de territorialisation que celles proposées par l’annexion. Cet article vise à présenter les débuts de l’extension bruxelloise, période qui a été marquée par l’échec de l’annexion des faubourgs en 1854 et par l’adoption du périmètre de l’aggloméré en 1875. Ce dernier événement a inauguré un territoire alternatif, non-annexé, qui procédait d’une désignation des parties agglomérées ou à agglomérer dans les environs bruxellois. Il a instauré une région proto-urbaine où des règles d’aménagement des rues et bâtisses étaient de mise. Il s’agissait donc d’un territoire où l’on administrait le tissu urbain. C’est cette zone d’intervention qui, telle est l’hypothèse, sous-tend les limites actuelles de Bruxelles. De façon plus générale, l’article vise à montrer que d’autres formes d’unité et de territorialisation urbaines existent et que, même si elles côtoient l’histoire des annexions municipales, méritent néanmoins d’être étudiées pour elles-mêmes.
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Zitouni, B. (2012). Agglomérer plutôt qu’annexer, le cas de Bruxelles (1840-1875). In Françoise Bourillon, Annie Fourcaut (ed.), Agrandir Paris 1860-1970 (p. p. 147-164). https://hdl.handle.net/2078.5/193835