Le néocortex est la structure dominante du cerveau des mammifères. Il occupe chez l’homme une surface de près de 800 cm² soit près de la moitié de la surface corporelle. Ses fonctions sont multiples. Elles dépendent de manière primordiale de l’assemblage de milliard de cellules nerveuses qui le constituent. Des anomalies de développement et de fonctionnement du néocortex seront étroitement impliquées dans les troubles moteurs, cognitifs et mentaux, qui affectent tant d’êtres humains de tous âges. <BR> Quelle fascination, que désir, quelle urgence de découvrir et de démonter l’édifice pour en connaître les rouages et l’organisation et pour tenter d’en prévenir et corriger les anomalies ! <BR> Serions-nous, à l’aube de ce 21ème siècle, davantage prêts pour relever ce défi, que ne l’ont été philosophes, écrivains, anatomistes, histologistes et physiologistes des siècles passés ? L’abondance des résultats obtenus au cours de ces deux décennies grâce aux progrès réalisés en microscopie électronique, en immunocytologie, en biologie moléculaire, en génétique, en physiologie, en neuropsychologie et en imagerie statique et fonctionnelle autorise cet espoir. Toutefois chaque pas en avant soulève tant de questions, qu’une compréhension globale du développement et du fonctionnement cérébral semble encore plus difficile à atteindre qu’auparavant. L’important sera de cultiver une flexibilité que certains appelleront pluridisciplinarité, qui donnera à notre réflexion la liberté de se mouvoir d’une approche holistique ) une approche réductionniste, essayant ainsi de saisir l’édifice tant dans sa complexité que dans ses menus détails. L’ingénieur théoricien qui essaie de concevoir un système capable d’effectuer certaines fonctions corticales, ou le médecin praticien qui par l’examen et l’écoute tente de décrire et de comprendre les troubles neurologiques de son patient, ne sont ni plus loin , ni plus près, de cet horizon encore lointain où nous pourrons saisir les arcanes de cet organe de la pensée qu’est notre cerveau. <BR> J’ai abordé l’étude du néocortex des mammifères par l’analyse de l’échafaudage de cette construction que sont les cellules gliales radiaires, et de certaine malformations corticales congénitales animales et humaines, un peu comme si, devant l’impuissance à comprendre l’œuvre de l’artiste, je m’étais concentré sur l’étude de ses premiers croquis ou sur les épreuves qu’il avait ratées. <BR> Je voudrais communiquer dans cette thèse non seulement les résultats obtenus lors des différentes expérimentations, mais aussi certaines hypothèses qui n’ont été ni confirmées, no infirmées. Je pense en effet que les progrès viennent du partage de l’ensemble de ces données, partage qui est rarement possible dans les publications scientifiques actuelles mais qui donne à une thèse sa pleine signification
Affiliations
UCLouvainMD/MED/NOPS/NEPE - Unité de neurologie du développement
Citations
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Chicago
FWB
Gadisseux, J.-F. (1995). L’organisation et le rôle du système glial durant le développement du néocortex des mammifères. https://hdl.handle.net/2078.5/124420