(fr) Cette thèse en anthropologie analyse les mobilités (flux humains et matériels) entre l’île de Santo Antão (Cap-Vert) et l’Europe (Belgique et Luxembourg). Basée sur un travail ethnographique initié en 2008 et principalement poursuivi de 2010 à 2014, l’étude consiste en une plongée dans le quotidien de familles et d’une société totalement imprégné par le mouvement. Dans une première partie, l’auteure entraine le lecteur dans l’histoire des départs répétés depuis l’île de Santo Antão. La disponibilité de tous au départ, et la manière dont ce dernier est transmis en héritage depuis des générations, selon un processus qualifié de collectif et dynamique, y sont analysées. Dans une deuxième partie, intitulée « revenir et (faire) circuler », le voyage entamé se poursuit : l’auteure y montre combien la circulation des gens et des biens est omniprésente dans la vie des acteurs rencontrés et constituante d’une manière d’être au monde dans/par les mobilités. Enfin, en mobilisant une expérience ethnographique dense autant que par sa forme d’écriture, la thèse soulève des questions de méthode en anthropologie (place de la biographie, implication, etc.) et est traversée par une réflexion épistémologique plus large dans laquelle tout chercheur en science sociales se trouve engagé.
Defreyne, E. (2016). Au rythme des tambor : ethnographie des mobilités des « gens de Santo Antão » (Cap-Vert, Belgique, Luxembourg). https://hdl.handle.net/2078.5/47557