L'ecclésiologie de J.H. Newman anglican

Thomasset, Alain
(2005)

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  • Thomasset, Alain
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Famerée, Joseph
Abstract
Est-il possible, à partir d'une reconnaissance du fait de la révélation scripturaire et de l'admission des dogmes fondamentaux de la foi chrétienne, de reconnaître, peu à peu, la nature de l'Église et son rôle dans l'économie de la Rédemption ? Pour tenter une approche de cette question de théologie fondamentale relative à un itinerarium mentis ad Ecclesiam, on a choisi, plutôt que de formuler des hypothèses abstraites, de suivre l'itinéraire concret emprunté par John Henry Newman (1801-1890), durant les années où il était membre de l'Église d'Angleterre (1816-1845). Notre travail, qui comporte deux parties, cherche surtout à rendre compte, le plus précisément possible, des étapes successives de cet itinéraire, dans la perspective d'une " grammaire de l'assentiment " et par une confrontation constante aux sources diverses. La première partie, intitulée Maturation (1816-1830), comporte quatre chapitres. Le premier (Les années 1816-1820. Adoption provisoire de l'ecclésiologie evangelical) montre comment, suite à une conversion à la foi chrétienne en 1816, Newman adopte une ecclésiologie de type calviniste, selon laquelle la véritable Église n'est pas celle, visible, de l'ensemble des baptisés, mais celle, invisible, des seuls croyants convertis. Le deuxième chapitre (Les années 1821-1824. Mises à l'épreuve de l'ecclésiologie evangelical) indique comment il se met à l'écoute de possibles remises en question. Un troisième chapitre (Les années 1825-1826. Découverte progressive de l'Église visible comme institution divine) montre comment, à partir d'un changement d'opinion concernant l'effet du baptême, diverses influences provoqueront chez lui une vive conviction selon laquelle il n'y a qu'une seule Église, la société visible fondée par le Christ et les Apôtres, gouvernée par leurs successeurs. Un quatrième chapitre (Les années 1827-1830. La médiation de l'Église. Linéaments d'une ecclésiologie tractarienne) manifeste comment Newman articulera dès lors peu à peu les unes aux autres diverses problématiques ecclésiologiques : les dimensions visible et invisible de l'Église, l'importance doctrinale de l'époque patristique, le caractère divin du mystère de l'Église, l'urgence d'un attachement à ses institutions visibles. La seconde partie, intitulée L'Église, colonne et fondement de la vérité (1831-1845), est consacrée à l'évolution ecclésiologique de Newman entre la composition de son ouvrage historique The Arians of the Fourth Century, publié en 1833, et l'achèvement de celui intitulé An Essay on the Development of the Christian Doctrine, qui coïncide avec sa conversion à l'Église catholique romaine, en octobre 1845. Dès le premier de ces deux ouvrages, une problématique nouvelle se manifeste, qui ne le quittera pas jusqu'à la solution qu'il en donnera dans le second, à savoir l'interprétation historique à donner aux annonces de l'Écriture concernant la préservation de la vraie foi au sein de l'Église de Dieu. Cette seconde partie comporte également quatre chapitres, correspondant aux quatre théories successives par lesquelles il interprètera ces annonces. Le premier chapitre, le plus important (Les années 1831-1840. La Via Media), traite du déploiement systématique par Newman, puis la mise à l'épreuve de la théorie de la Via Media, proposée par les théologiens anglais du dix-septième siècle et composée inséparablement de la " théorie des branches " et de celle des vérités fondamentales de la foi (fundamentals). Le second chapitre (Les années 1840-1841. Les jugements de l'Église catholique) manifeste l'abandon de la théorie des vérités fondamentales pour celle du pouvoir de discernement doctrinal de l'unique Église répandue à travers le monde. Un troisième chapitre (De fin 1841 à fin 1842. L'Église comme Empire), montre la conscience apparente de Newman d'être hors de l'Église des promesses sans être pour autant dépourvu de la grâce. Le dernier chapitre (Les années 1843-1845. La théorie des développements)[...]
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Citations

Thomasset, A. (2005). L’ecclésiologie de J.H. Newman anglican. https://hdl.handle.net/2078.5/129960