Cette thèse présente différentes études relatives à la structure de l'actionnariat, la gouvernance d'entreprises, et l'efficience des marchés des capitaux internes pour un panel de firmes belges cotées. En premier, nous étudions la relation entre la performance des firmes, mesurée par le Tobin's q, et la structure de l'actionnariat. En accord avec l'hypothèse de l'extraction des « private benefits» par les plus grands actionnaires au détriment des plus petits, nous trouvons que les plus grands actionnaires ont un effet négatif sur la performance de la firme. Cependant, nous trouvons que la présence des familles a un effet positif, ceci confirme les résultants d'autres études sur la supériorité de la performance des firmes familiales comparée à celle des firmes non familiales. Aussi, le fait pour une firme d'être reliée à un centre de coordination a un effet positif sur la performance. Cela peut être expliqué par le fait que les centres de coordination facilitent le financement entre les entreprises du même groupe. Par ailleurs, nous ne trouvons aucun effet du deuxième actionnaire sur la performance. Deuxièmement, nous étudions la forme de la gouvernance adoptée par la firme et son influence sur sa décision de détenir des actifs liquides. Nous avons testé trois hypothèses possibles qui peuvent expliquer pourquoi la forme de la gouvernance de la firme peut être déterminante pour la détention des actifs liquides. Premièrement, la concentration de l'actionnariat peut rendre la firme averse au risque ce qui peut résulter en une détention excessive des liquidités. Deuxièmement, les managers peuvent tirer profit de leur situation dans la firme et en conséquence, détenir de grands montants d'actifs liquides qui peuvent être utilisés plus facilement à leur avantage. Troisièmement, un lien à un groupe industriel par un actionnariat croisé, peut permettre à une firme de détenir moins de cash qu'une firme qui n'a pas de telles relations. Nous trouvons que les grands actionnaires belges montrent des signes d'aversion au risque. Cependant, les effets de cette aversion au risque sont atténués par des institutions qui peuvent faciliter le transfert des ressources financières au sein d'un groupe. L'aversion au risque est plus prononcée dans le cas des firmes familiales. Nos résultats montrent que l'aversion au risque peut inciter les firmes contrôlées par un actionnariat concentré à détenir des actifs ayant un rendement et un risque bas ce qui a un effet négatif sur la croissance. Cependant, nous ne pouvons pas exclure que les actifs liquides peuvent être détenus comme une réserve pour faire face aux opportunités de croissance quand elles se présentent. Dans une autre étude nous soulevons des questions relatives à la création et à leefficience des marchés des capitaux internes par les sociétés holdings belges. Nos résultats montrent que les sociétés holdings belges créent un marché des capitaux internes. Nous trouvons aussi que les centres de coordination jouent un rôle important dans la création de ce marché des capitaux internes. Cependant, nos résultats indiquent que les sociétés holdings belges opèrent un marché des capitaux internes inefficace.