Partant de l'observation que les faits, à la différence des événements, ne peuvent s'attribuer qu'au présent (Van de Velde 2006), l'article établit un parallèle entre cette particularité temporelle des faits et la modalité épistémique, qui échappe, elle aussi, au temps. L'hypothèse soutenue est que, dans les deux cas, le temps passé, quelle que soit sa forme morphologique, est interprété sur le mode de parfait existentiel. Selon l'analyse proposée, cette interprétation surgit lorsque la question de (possibilité d') occurrence d'un événement antérieur est évaluée par le locuteur par rapport au moment de l'énonciation.
Vogeleer, S. (2017). Les faits, la modalité épistémique et le parfait existentiel. In N. Flaux, P. Haas, V. Mostrov, K. Paykin & F. Tayaluti (ed.), De la passion du sens en linguistique. Hommage à Danièle Van de Velde (p. p. 397-414). Presses universitaires de Valenciennes et du Hainaut-Cambrésis. https://hdl.handle.net/2078.5/176913