Dans son traité de fauconnerie « De arte venandi cum avibus », l’empereur Frédéric II de Hohenstaufen fait preuve de réflexions approfondies sur le rapport de l’homme et de l’oiseau rapace. Il préconise de se conformer à la nature, qui livre les réponses à bien des difficultés, mais il en arrive aussi à dépasser les limites de la nature par l’ingéniosité humaine : celle-ci permet de surmonter l’aversion naturelle que nourrissent les faucons envers l’homme, et de leur faire capturer des proies plus grandes ou fortes qu’ils ne le feraient par eux-mêmes. Tout ceci dans un rapport qui reste labile entre l’homme et le faucon.
Van den Abeele, B. (2021). Réflexions d’un empereur fauconnier. In Anne de Malleray et Joshua Paiva (ed.), Les Rapaces (Billebaude, 18) (p. p. 154-157). Editions Glénat & Fondation François Sommer. https://hdl.handle.net/2078.5/102619