Il est étonnant que la plupart des absences de moyenne durée sur le lieu du travail portent le label du burn out. Aujourd’hui, peu de gens se disent dépressifs ou anxieux ; ils utilisent plutôt le concept du burn out et, dans une certaine mesure, ils ont raison puisque cet autodiagnostic sera fréquemment renforcé par l’avis d’un médecin. Comment en est-on arrivé là ? Afin de comprendre cette surévaluation, je vais reprendre les trois concepts qui devraient apparaître dans le diagnostic différentiel, à savoir l’état dépressif, le trouble panique et le burn out lui-même, dans une perspective historique. Nous commencerons donc par l’état dépressif et le trouble panique ; l’un et l’autre sont liés à l’une des dimensions fondamentales de l’existence humaine, la dépression à l’humeur et le trouble panique à l’angoisse.
Luts, A. (2017). Burnout is often misdiagnosed [Le surdiagnostic du burn out]. Louvain médical, 136(5), 281-284. https://hdl.handle.net/2078.5/105582 (Original work published 2017)