En envisageant l’habiter de manière dynamique, suivant son processus d’élaboration (de la nécessité de s’abriter jusqu’au développement d’un habiter) et d’interaction, c’est toute une somme de ré-appropriations, attestée par ses habitant.e.s comme épanouissante pour leur existence, qui se révèle en jeu au-delà d’une seule compréhension d’ordres économique et environnemental. A partir d’une anthropologie de l’espace, par l’interrogation des multiples dimensions que comporte l’espace habité, la dimension sensorielle et sensible apparaît, parmi les pratiques et les représentations qui entourent ce phénomène sociétal, comme une des composantes caractéristiques de l’habitat léger. La réhabilitation des sens, notamment à travers les notions d’autonomie et d’environnement, fait partie des raisons qui engendrent et renforcent un sentiment d’appartenance particulier à cet habiter, au sens d’espace sensible, symbolique et culturel nécessaire à l’existence sociale.
Angéras, A. (2020). La dimension sensorielle de l’espace de l’habiter dans l’habitat léger : (ré-)appropriations et représentations. In Peraldi-Mitelette P., Korzybska H., Calapi S. et M. Mazella Di Bosco (ed.), Sensibles ethnographies. Editions Petra. https://hdl.handle.net/2078.5/223569