Y a-t-il vraiment eu en France une dégradation de la valeur travail ? Les jeunes sont-ils aujourd’hui moins bien disposés à l’égard du travail que les autres tranches d’âge ? Qu’en est-il du rapport au travail des différentes générations, des hommes et des femmes, des Français et des Européens ? Cet ouvrage propose à la fois une histoire longue de notre rapport au travail – une histoire de sa signification et de sa valorisation - et un voyage dans la diversité et les transformations des rapports au travail. A l’aide des données issues des enquêtes européennes et d’entretiens réalisés en face à face en Europe, il montre la transformation des attentes que les individus placent sur le travail – des attentes de plus en plus expressives, l’espoir d’obtenir du travail un possible épanouissement – et la contradiction de plus en plus vive, en France comme en Europe, entre ces attentes et les changements en cours dans les conditions concrètes d’exercice du travail et de l’emploi. L’ouvrage s’interroge sur la possibilité de réconcilier l’ethos contemporain du travail, porté notamment par les femmes et les jeunes – une conception polycentrée de l’activité - , et des organisations de plus en plus soumises aux impératifs de rentabilité et de productivité, en proposant un projet européen fondé sur la qualité de l’emploi.