Le récit que je vais vous présenter porte sur des terres arables et non bâties qui se trouvent à Haren, lieu- dit situé au nord de Schaerbeek et qui — techniquement parlant — fait partie de l’extension de la commune de Bruxelles [PP]. Le récit porte sur une des seules étendues de terres de réserve dont dispose la région bruxelloise. Réserve, tant pour ceux qui veulent y installer une méga-prison [j’imagine que tout le monde ici est au courant de ce projet et sinon on pourra l’aborder dans la discussion qui suit], que pour ceux qui résistent et qui voudraient en faire, en refaire des terres de maraichage ou des terres libres, d’accueil de vie contestataires et nomades, ou autres encore [et il faut bien dire que c’est grâce à cette résistance qu’on est au courant des enjeux, et de ce qui se trame à Haren aujourd’hui].
Zitouni, B., & et al. (2016). Brassage des temps à Bruxelles : L’histoire comme vivier des possibles. Séminaire du CES - Centre d’études sociologiques, Bruxelles. https://hdl.handle.net/2078.5/226958