(fr) Cette RCT, ouverte, multicentrique, montre à 12 semaines chez les patients ayant bénéficié d’une réduction ouverte et d’une fixation interne (ORIF) suite à une fracture de cheville de type Weber B, un bénéfice statistiquement significatif et cliniquement pertinent des exercices d’amplitude de mouvement, de renforcement et une éducation thérapeutique centrée sur le patient et sa récupération accéléré par rapport à une immobilisation plâtrée traditionnelle de six semaines. Malgré certaines limites méthodologiques importantes — en particulier l’absence de description de la gestion des données manquantes malgré une attrition élevée, et l’absence d’aveugle des évaluateurs pour des critères de jugement subjectifs — l’étude conserve une validité interne globalement acceptable et ses résultats suggèrent un intérêt potentiel pour les soins de première ligne. Néanmoins, la faisabilité réelle de cette intervention ainsi que la robustesse de ses résultats, notamment dans un suivi ambulatoire et à plus long terme, doivent être confirmées par de nouvelles études mieux contrôlées.
Charlier, E., Renotte, N., & De Jonghe, M. (2026). Rééducation active versus immobilisation après chirurgie de la cheville. Minerva : revue d’évidence-based medicine, 2026, 955 [1-4]. https://doi.org/10.1302/0301- (Original work published 2026)